09/02/2008
Coup de tabac sur le Tarmac
À peine annoncée la saison du Tarmac, que les inquiétudes se profilent.
Restrictions budgétaires : 9 % de moins du Ministère de la Culture et de la Communication. Comme, déjà, en 2007, 5 % avaient disparu…
Ce n’était pas la peine de féliciter Valérie Baran et son équipe pour la fréquentation en hausse de 20 %, avec 80 % de spectateurs payants. On n’est donc pas payé au mérite…
- « C’est bien ce que vous faites, continuez ! ». Oui, mais avec quoi ?
C’est bien d’affirmer son intérêt pour la francophonie. Mais créer une « commission de réflexion à ce sujet » tout en rognant les budgets, n’est-ce pas une tactique en toc ?
Si vous découvrez des raisons d’espérer dans nos élus, dites-leur, au Tarmac, ça les aidera peut-être un peu. Ils en ont besoin...
11:20 Écrit par Dadumas dans culture, langue, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Théâtre, langue française, culture |
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08/02/2008
Du turbin pour le Tarmac
Valérie Baran aime les difficultés. Avoir pris la succession de Gabriel Garran au TILF (Théâtre International de Langue Française) en plein été à Paris ne suffisait pas. Elle présente sa saison à l’année civile, et visite un « territoire francophone peu ou pas exploré », invitant le public à découvrir avec elle des « poètes ignorés », des « auteurs flamboyants », des « interprètes éblouissants ». Son équipe est réduite, ses subventions n’augmentent pas (et c’est un euphémisme), mais elle suit « les difficiles escarpements des voies authentiques ». Autant dire qu’il y a du turbin sur le Tarmac.
Car « Tarmac » est le nouveau nom du lieu, théâtre toujours coincé entre la Porte de Pantin et la Porte de La Villette, derrière la Grande Halle, et toujours sans signalétique apparente quand on sort du métro. Oh ! La Ville de Paris, quand est-ce qu’on flèche ? Après les élections ? Signalons que le premier spectacle commence le 19 février, et que l’invité est libanais.
Le Liban, vous savez bien, ce pays qui a « le cul entre deux guerres », comme dirait Roger Assaf et où on parle encore français. Archipel raconte l’histoire de quatre survivants, « quatre chevaliers d’une apocalypse » moderne. L’auteur, Issam Bou Khaled a écrit une farce tragique, « Brueghel revisité par Kafka et les Marx Brothers . » Tant qu’on peut rire, profitons-en ! (Jusqu’au 15 mars).
Ensuite, c’est Haïti qui s’installe, du 1er au 19 avril, avec Amour, l’adaptation du roman de Marie Vieux Chauvet, par José Pliya, mise en scène de Vincent Goethals. Sombre histoire de frustration, de racisme et de mort.
Du 22 avril au 10 mai, place à la danse : la « break danse », Tête à Tête, de la Kabylie aux souvenirs douloureux, au Cameroun traditionnel, en passant par le Cambodge revisité où les khmers dansent le hip-hop.
Du 24 mai au 14 juin, le Québec, Cette fille-là de Joan MacLeod, un texte qui parle de la cruauté des adolescents.
Du 27 juin au 19 juillet, Babemba rend un hommage chorégraphique à l’Afrique et à ses figures tutélaires : Nkrumah le Ghanéen, Lumumba du Congo, Sankara du Burkina Faso, Mandela d’Afrique du Sud. Serge Aimé Coulibaly, le chorégraphe justifie sa création en ces termes « Comment s’inspirer des héros contemporains, pour reprendre espoir, pour réveiller le combattant qui dort en chacun de nous. »
Puis, du 5 au 30 août, ce sont des marionnettes de l’île de Réunion, qui avec Accidents, racontent la vie des habitants d’un immeuble, petit garçon ou ménagère, bonne femme, bonhomme, et petite musique.
Du 9 au 27 septembre, avec À quelques pas d’elle, Michèle Nguyen, née en Algérie d’un père vietnamien et d’une mère belge, feuillette l’album des retrouvailles.
Et pour finir l’année, un auteur togolais, Gustave Akakpo, présente deux pièces : À petites pierres, et Habbat Alep en alternance du 7 octobre au 1er novembre. Dialogues comiques sur trame tragique pour mieux montrer aux siens et aux autres les contradictions qui nous tissent.
Et avec ça ? Des rencontres, des lectures, une cafétéria exotique. Si vous voulez que ça continue, abonnez-vous !
Le Tarmac de la Villette211, avenue Jean Jaurès
75019 Paris
01 40 03 93 95
14:16 Écrit par Dadumas dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Théâtre, francophonie, danse |
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07/02/2008
Sortir de sa coquille
Dans sa coquille une poulette
Voulait devenir un’ vedette.
Dans son œuf, un doux coquelet,
Satisfait du chaud poulailler,
Rêvait de rester en couveuse,
Et pour lui, une vie heureuse
Se vivait entre des parents
Qui voudraient le garder enfant.
Mais il faut que les œufs éclosent,
Pour que coule le cours des choses.
Que l'on soit coq, garçon ou fille,
Il faut sortir de sa coquille.
Il faut que les enfants grandissent,
Et qu’au printemps les prés verdissent.
Stéphanie Tesson est l’auteur
Que l’on revoit avec bonheur.
Avec folie et cohérence,
Elle sait fair' parler l’enfance.
Rostand écrivit Chantecler,
Pour adultes qui aimaient les vers.
Aujourd’hui ces bien tristes sires
Ont perdu le goût du bien dire.
Mais le rêve et la poésie,
Nous sont restés chez Stéphanie.
Sous des vers octosyllabiques,
Oeufs et dindon jouent leurs répliques.
Benjamin Brouck est le poussin
Bavard, charmant, un peu coquin.
Larrigaldie, prénom Céline,
Qu’un brin de folie illumine
Poupette et poulette à la fois
C’est Oeuforie qui donne joie.
Quant au Dindon, merveilleux choc !
Bruiteur et comédien, c’est Brock.
Les animaux de basse-cour,Par sa voix magique, toujours
Entourent O et Oeuforie
Dans À nous d’œufs la comédie
Où il faut courir aujourd’hui.
.
À nous d’œufs de Stéphanie Tesson
Metteur en Scène : Stéphanie Tesson
Marionnettes, accessoires et peinture : Marguerite Danguy des Déserts
Costumes : Angéla Séraline et Dorota Kleszcz-Ronsiaux
Le texte est édité par L'Avant-Scène Théâtre N°1237
Dans la même collection, on peut lire avec profit :
Chantecler d'Edmond Rostand N°959
et Petit coq et le maïs bleu de Jean-Louis Bauer N°1083
Théâtre du Jardin au Jardin d'Acclimatation
75116 Paris Plan d'accès
Réservations : 01 40 67 98 07
Du 06/02/08 au 09/03/08 à 14:30 : Mercredi
Du 06/02/08 au 09/03/08 à 15:30 : Dimanche
Du 26/02/08 au 06/03/08 à 14:30 : Mardi, Jeudi

