09.02.2008
Coup de tabac sur le Tarmac
À peine annoncée la saison du Tarmac, que les inquiétudes se profilent.
Restrictions budgétaires : 9 % de moins du Ministère de la Culture et de la Communication. Comme, déjà, en 2007, 5 % avaient disparu…
Ce n’était pas la peine de féliciter Valérie Baran et son équipe pour la fréquentation en hausse de 20 %, avec 80 % de spectateurs payants. On n’est donc pas payé au mérite…
- « C’est bien ce que vous faites, continuez ! ». Oui, mais avec quoi ?
C’est bien d’affirmer son intérêt pour la francophonie. Mais créer une « commission de réflexion à ce sujet » tout en rognant les budgets, n’est-ce pas une tactique en toc ?
Si vous découvrez des raisons d’espérer dans nos élus, dites-leur, au Tarmac, ça les aidera peut-être un peu. Ils en ont besoin...
11:20 Publié dans culture , langue , Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, langue française, culture
25.09.2007
Un drôle d’oiseau
Annie écrit des livres (Cristiana Reali). Jacques (Vincent Elbaz) les signe parce qu’elle « ne supporte pas le regard des autres sur elle », depuis qu’elle a été violée. Elle s’automédicamente aux amphétamines, ce qui est très mauvais pour la santé, tout le monde vous le confirmera. Il veut la désintoxiquer et la prive de son fournisseur habituel, Jeff (Ariel Wizman). Elle se suicide. Il publie ses œuvres complètes en leur rendant le nom du véritable auteur, car il faut que la justice et le bon droit triomphent à la fin .
Autour du couple, José Paul joue le critique ironique, Jean-Paul Muel l’éditeur dépassé par les dettes, Stéphane Boucher l’autre éditeur requin, et sa fidèle collaboratrice Bénédicte Dessombs. La mise en scène de John Malkovich est fluide, les décors de François Limbosch amusants, les effets spéciaux de Christophe Grelié, intéressants. Tout cela est très bien, mais sans surprise...
On nous prévient d’entrée, par projection interposée, que le canari est l’oiseau que les mineurs utilisaient pour déceler les gaz toxiques. Dans un boyau, si le canari mourait, il fallait évacuer. L’oiseau était un repère, son décès un signal d’alerte. Pauvre bête ! Système cruel, mais efficace pour l'homme. Le petit oiseau qui se débat avec la vilaine société, on sait bien qu'il va mourir, que les hommes sont des rapaces...
D’où vient que Good Canary garde son titre anglais ? Mystère ! Car enfin canary est « un canari », et good peut se traduire par « bon » en français. En variant la nuance. Ainsi « bon » dans un bon lit signifie « satisfaisant », il peut aussi signifier « efficace » dans un bon remède, « sage » dans un bon conseil, « exact » dans le compte est bon, « apte » » dans bon pour le service, « agréable » dans un bon bain, « heureux » dans bon anniversaire, « drôle » dans un bon mot, « intense » dans un bon rhume, « gros » dans un bon vivant, etc. nous en passons, le Robert en répertorie de meilleurs.Alors ? Un bon canari ? Un canari efficace ? Un brave canari ? Drôle d'oiseau pour le théâtre !
Mais n’y-a-t-il pas un pékin pour défendre la langue française ?
Un bon Canari De Zach Helm
Adaptation de Lulu et Michael Sadler
Théâtre Comedia
01 42 38 22 22
14:45 Publié dans culture , éducation , langue , Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Théâtre, langue française

