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09/06/2018

Théâtre à lire… et à jouer

 

 

 

théâtre,livre,culture,éducation écologieCe n’est pas la première fois que Jean-Paul Alègre, fait vibrer sa corde écologique. Déjà il y a quelques années, Blaye avait résonné de sa parole poétique, mais aussi prophétique :

« Moi, l’eau de la Gironde, je suis la belle de l’Estuaire. Lourde, lente et vive, ronde. Puissamment, je glisse vers la mer. »

« Moi l’eau de la Centrale, je suis la gardienne de l’atome. Silencieuse, transparente, secrète. Sans vagues, sans rides, je veille sur le sort des hommes... »

Aujourd’hui, avec Le Tourbillon de la Grande Soif, il crie son désespoir de constater que l’espèce humaine court à sa perte.

« Celle qui veille » a d’abord été « Celle qui pêche », elle est devenue la femme « qui sait » avant de terminer « Celle qui passe ». Poignant personnage, magnifique, idéale et vaincue. Elle seule, moderne Cassandre, aurait pu sauver les humains de la folie destructrice qui les conduit à « la catastrophe ». Mais la guerre eut lieu et Troie fut détruite. Écoute-t-on la voix de la raison quand les chefs ne pensent qu’au profit ? Face à elle et contre elle se dresse un personnage cynique et énigmatique dont le nom est un palindrome. Autour d'elles, des faibles, des cupides ou des ignorants. L'humanité est en danger. Peut-on encore la sauver ? 

Mais je vous laisse découvrir la pièce, et la monter peut-être. Seize personnages, mais on peut la jouer à quatre. Jean-Paul Alègre, fidèle à ses « distributions évolutives » tient compte de votre budget. Et, fidèle à l’idée qu’il se fait du théâtre, il en fait une tribune.

 

 

Le Tourbillon de la Grande Soif de Jean-Paul Alègre

L’Avant-Scène Théâtre, collection des Quatre-Vents, 10 €

 

 

 

16/03/2018

Bataille d’ego

 

 

Théâtre, Théâtre du Rond-Point, Anne Kessler, Serge Bagdassarian, Pierre Hancisse, Guy ZylbersteinEntre l’auteur et son metteur en scène, l’entente n’est pas toujours cordiale. Bernard Dort parlait de la « dictature du metteur en scène », Guy Zilberstein, avec Coupes sombres, montre qu’il s’agit souvent d’une « bataille d’ego ». Chacun se croit supérieur à l’autre et veut avoir raison. Qui comprend mieux la fable, de l’auteur qui a écrit le texte, ou du metteur en scène qui organise la représentation ?

L’Auteur (Serge Bagdassarian), ici, se tient, solennel et raisonneur devant la Metteuse en scène (Anne Kessler), gracile, souriante, mais implacable. Il faut procéder à des « coupes sombres ». Un jeune bûcheron (Pierre Hancisse) proteste que la « métaphore sylvicole » est employée à tort, puisque « coupes sombres » désigne l’éclaircissement partiel destiné à ensemencer la forêt, et qu’il faudrait parler de « coupes claires » pour définir la suppression importante que la Demoiselle envisage.

Le terme « coupe réglée » n’est pas évoqué. Dommage !

Déjà révulsé par l’interprétation du décor (cinq bancs de bois pour signifier aussi bien le bloc opératoire que les différents lieux de l’action), l’Auteur se révulse à l’idée de supprimer quoi que ce soit de cette pièce qu’il a mis cinq ans à écrire et qui dure… cinq heures. Il est furieux et vitupère la « canaille subventionnée ».

Nous ne vous dirons pas comment la délicate Metteuse en scène amadoue son intransigeant auteur, mais sachez que le principal bénéficiaire sera le Bûcheron.

Quant aux spectateurs, témoins de l’affrontement, ils en dégustent le brio et la subtilité.

 

 

 

 

Coupes sombres de Guy Zilberstein

Mise en scène d’Anne Kessler

Théâtre du Rond-Point à 18 h 30,

Du 13 mars au 15 avril

 

Rencontre-dédicaces avec l’auteur le samedi 24 mars à 20 h

 

 

 

 

 

29/11/2017

Théâtre du Soleil en tournée

 

Théâtre du soleil, Chambre en IndeLe théâtre du Soleil jouera Une Chambre en Inde du 5 au 20 décembre 2017au  Park Avenue Armory, à New York...

Puis le spectacle reviendra à la Cartoucherie, à partir du 24 février 2018. Si vous ne l'avez pas encore vu, préparez vos agendas !