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29/06/2017

Oui à Avignon ! (bis)

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04/06/2017

La liberté en chemin

 

 

Nous connaissions Charlotte Rondelez comédienne, auteure, metteure en scène, aujourd’hui, elle ajoute une corde à son arc : la magie ! Tous ses talents sont conjugués dans un délicieux spectacle intitulé Cabaret Liberté.Théâtre, théâtre de poche-montparnasse, poésie, chansons.

Avec la complicité de Vadim Sher au piano, et en connivence avec Cécile Espérin, Sylvain Katan, Pierre Val, Charlotte Rondelez fait revivre quelques anarchistes au grand coeur et aux idées larges: Boris Vian, Jacques Higelin, Octave Mirbeau, Jacques Prévert, Georges Brassens, Voltaire, André Breton, Raymond Devos, Jacques Brel, Kurt Weill, et nous fait découvrir Leonid Derbenev, Henri Roorda, Maurice Carême, Vladimir Vissotsky.

Elle revisite le numéro de « la femme coupée en morceaux », transforme de petits bouts de papier en feuille au format A3, aspire des idées noires pour les rendre blanches, et nous sort d’un état mélancolique exécrable.

Regard moqueur mais toujours bienveillant, Cabaret Liberté serpente entre les utopies et les protestations, sur les chemins de l’évasion, et peut-être,
de la liberté retrouvée.

 

 

 

Cabaret Liberté de Charlotte Rondelez

Jusqu’au 13 juillet

Théâtre de Poche-Montparnasse

01 45 44 50 21

Mercredi, jeudi à 20 h 30

16/05/2017

Un soldat d'infortune

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Les ruses du diable sont innombrables et Joseph le soldat permissionnaire n’aurait pas dû accepter la proposition de ce chasseur de papillons rencontré sur sa route. Échanger son violon contre un livre magique, le suivre pendant trois jours, sous prétexte de lui apprendre à jouer, moyennant le vivre et le couvert, était-ce bien raisonnable ? Ne savait-il pas que l’on ne doit jamais dîner avec le diable, même avec une longue cuillère ? Et que pour le beau Pécopin, parti chasser une nuit avec le diable, la nuit avait duré cent ans ?

Ces mythes fantastiques inspirèrent Histoire du soldat à Charles Ferdinand Ramuz et Igor Stravinsky, un « ballet opéra de chambre », qui emprunte au mime, à la danse et à des rythmes populaires, comme le tango et le jazz.

La mise en scène de Stéphan Druet fait de Histoire du soldat une pièce brechtienne qui mêle le théâtre, la musique, et le cirque, avec pour toile de fond, une peinture de Laurence Bost et des lumières de Christelle Toussine. Les sept musiciens de l’orchestre-atelier Ostinato portent l’uniforme, culotte garance et capotes bleu horizon, calots ou képis (Costumes : Michel Dussarrat). Ils entrent sur scène derrière leur chef, comme à la parade et s’y installent, à la fois instrumentistes, témoins et acteurs du récit. Le conteur (Claude Aufaure) installé à une petite table, à cour, écrit et dit l’histoire du naïf Joseph (Fabien Wolfrom),  l'heureux soldat qui « rentre chez lui » et que les agissements  du diable vont transformer en soldat d'infortune.

Quand le diable apparaît (Licinio Da Silva), fine moustache et œil de velours, on le reconnaît : il est vêtu de rouge ! On voudrait bien comme à Guignol, lui crier : « Sauve-toi ! Attention ! », Mais nous ne sommes plus des enfants…

Et pourtant, texte et musique s’accordent si bien, que la magie opère et que, pris par le récit, nous accédons sans peine à cet univers faustien où le fantastique abolit le temps et l’espace.

Tristesse, le soldat ne retrouve plus les siens ! Joie, il triomphe du diable et récupère son violon ! Miracle, il guérit la Princesse (Aurélie Loussouarn) qui danse (Chorégraphie Sébastan Galeota) et l’épouse !

Mais, - il y a toujours des « mais » dans les contes -, le diable veille… et, la tentation est trop forte de vouloir accéder au désir de la Princesse, sa bien aimée, qui veut connaître le pays d’où il vient. On ne peut pas garder « ce qu’on est et ce qu’on était ». Et ce regard en arrière qui avait perdu Orphée, dépossède à jamais le soldat que le diable entraîne…

Le spectacle vous enchantera. C’est un moment de grâce… divine ou diabolique ? Mon âme panthéiste ne tranchera pas. À vous de décider…

 

  

 

Histoire du soldat de Ramuz et Stravinsky

Direction musicale Jean-Luc Tingaud

Chefs d’orchestre Olivier Desjours et Loïc Olivier

Théâtre de Poche-Montparnasse

0145 44 50 21

du mardi au samedi à 21 h

dimanche à 15 h

www.theatredepoche-montparnasse.com