29.09.2009
Une soirée propice
C’état une pièce radiophonique, petit bijou d’humour noir que René de Obaldia écrivit il y a quelques décennies, quand l’Académie Française ne songeait pas encore à lui.
Thomas Le Douarec la porte à la scène, avec deux comédiennes épatantes. L’aristocrate Artémise prend la forme délicieuse de Cyrielle Clair. Babette emprunte celle de Marie Le Cam. La première prend « la mort du bon côté », la seconde est pessimiste : « Et encore, on ne nous dit pas tout ! » déclare-t-elle. (Tiens, tiens ! cette réplique faisant le titre d’une rubrique d’aujourd’hui, on se dit que René de Obaldia a su inspirer ses contemporains…)
Pour ce duo léger et farfelu, Thomas le Douarec, le metteur en scène, use de la Danse macabre et des artifices du train fantôme. Et c’est un moment folâtre, entre persiflage et franche rigolade. De quoi passer une soirée sans souci, propice à la bonne humeur
Grasse matinée de René de Obaldia
Du mardi au samedi à 20 h 45, dimanche à 15 h
Théâtre des Mathurins
01 42 65 90 00
16:40 Publié dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, littérature, obaldia
29.04.2009
Obaldia par Obaldia
Un immortel en chair et en os vient tous les soirs vous raconter des bribes de sa vie, vous lire des fragments de son œuvre, commenter des scènes filmées lors des brillantes représentations de son Théâtre. René de Obaldia est en scène tous les soirs, pour « vingt représentations exceptionnelles » ! Celui qui se proclamait centenaire, à quarante ans, joue « Obaldia par Obaldia ».
L’auteur, académicien depuis dix ans, nous reçoit entre ses livres, un tricycle, et le cheval à bascule de son enfance, en toute intimité. Il a gardé un sourire d’enfant espiègle, et paraît étonné que nous soyons si nombreux.
Malgré ses immenses succès, Génousie, Monsieur Klebs et Rosalie, Dans les branches de sassafras (et j’en passe), les directeurs de théâtre semblent aujourd’hui bouder son œuvre. Pourtant, nous sommes venus au seul nom d’Obadldia. Il faut dire que dans dans le réseau « amateurs », les compagnies se disputent l’honneur de jouer Le Défunt, La Baby-sitter, Edouard et Agrippine, Pour ses beaux yeux. Il y a toujours « une obaldiablerie » quelque part qui nous redonne confiance dans le théâtre, et dans l’Homme.
Car, c’est le miracle Obaldia de nous fait sourire des incongruités de la vie. L’homme qui connut la faim dans les camps de Silésie pendant la guerre mondiale, en est revenu avec le premier poème des Innocentines. Et, alors que nos jeunes gens gavés ne croient pas au futur, ce nonagénaire réhabilite l’espérance.
Théâtre Petit-Hébertot
Du mardi au samedi à 19h 30
01 55 63 96 06
Photo : Laurencine Lot
13:47 Publié dans humour, Littérature, Théâtre, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : théâtre, littérature, obaldia

