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10/06/2016

Un talentueux touche-à-tout

 

musée mendjinsky,exposition photos

Le musée Mendjinsky est consacré aux artistes des « deux écoles de Paris ». La première (1912-1939) regroupe l’ensemble des artistes étrangers, souvent d’Europe centrale, arrivés à Paris au début du XXe siècle, et qui se fixe dans le quartier de Montparnasse. La seconde (1945-1960), rassemble les artistes de tous les continents qui choisissent Paris comme lieu de formation, de création et d’exposition.

Sophie Malexis, journaliste au Monde jusqu’en 2009, a réuni les œuvres photographiques d’Émile Savitry (1903-1967) peintre, puis photographe, qui côtoya les intellectuels, peintres, écrivains, musiciens, des années 30. Le résultat de ses patientes recherches aboutit à cette remarquable exposition Émile Savitry, un peintre de Montparnasse.

 Ami de Django Reinhardt, d’Aragon, de Prévert, Émile Savitry est « un talentueux touche à tout ». Ses photos, témoins des rencontres de Giacometti, Brauner, Grimault, Neruda font revivre l’atmosphère de l'Académie de la Grande Chaumière, de La Coupole, de La Rotonde, et retracent le bouillonnement culturel de ces années où l’art n’a plus de frontières. 

Musée Mendjinsky, exposition photos,   

  Scène de tournage des "Portes de la nuit", film de Marcel Carné dans un décor d'Alexandre Trauner, Paris, 1946.

Photos © Émile Savitry courtesy Sophie Malexis

 

 

 

 

 

Grâce à Émile Savitry, les films comme Tabou de Murnau, et La Fleur de l’âge de Carné et Prévert quittent le purgatoire des films maudits. On retrouve les visages d’Arletty, Anouk Aimée, Serge Reggiani, et les petits bagnards adolescents qui inspirèrent à Prévert cette Chasse à l’enfant de tragique mémoire.

"Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

 

 Au-dessus de l'île, on voit des oiseaux

Tout autour de l'île il y a de l'eau

 

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

 Qu'est-ce que c'est que ces hurlements

 

Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan !

 

C'est la meute des honnêtes gens

Qui fait la chasse à l'enfant […]" (Paroles)

 

 Si vous aimez, comme nous, le réalisme poétique, cette exposition est pour vous.

 

Émile Savitry, un peintre de Montparnasse.

8 juin-5 octobre

Musée Mendjisky-Ecoles de Paris

15, square Vergennes

75015 Paris

www.fmep.fr

 

 

 

 

 

 

08/06/2016

L’Amour, toujours !

 

 
Elle est unique Isabelle Georges ! Elle ose tout en scène ! Chanteuse et comédienne, la voici avec Amour Amor, tour à tour, romantique et pudique avec Un jour mon prince viendra, franchement sensuelle et érotique avec Les Nuits d’une demoiselle, nostalgique avec Un jour tu verras, effrontée avec Les Ratés de la bagatelle.Théâtre, musique, chansons, cabaret, Isabelle Georges, Théâtre La Bruyère

Elle en fait voir de toutes les couleurs au pianiste (Frédérick Sreenbrink), son ardent soupirant. Elle rend jaloux ses autres partenaires, Edouard Pennes qui joue de la guitare de la contrebasse et de la trompette, et Adrien Sanchez au saxophone, flûte, percussion et piano.

La Belle et ses trois admirateurs, sur des chansons d’amour, font voyager le spectateur « de Mozart à Gainsbarre », de Brel à Rezvani, de Moustaki à Vian, de Prévert à Trenet. Théâtre, musique, chansons, cabaret, Isabelle Georges, Théâtre La BruyèreEt j’en passe ! Isabelle Georges choisit des chansons autour du thème de l’amour, et les assemblent avec des textes, des dialogues empruntés à la littérature ou au cinéma, comme ce dialogue culte du Mépris de Godard : « Tu les trouves jolies mes fesses ? Et mes seins, tu les aimes ? »

La scénographie de Nils Zachariasen, les costumes d’Axel Boursier, les lumières de Jacques Rouveyrollis soulignent les changements de ton, de situations, les rapports éternels de la Femme avec ses partenaires.

C’est un spectacle coquin, coloré, vif et délicieux.

À voir pour oublier les jours gris, les soucis quotidiens, et rêver de Beauté et… d’amour !

 

 

Photos  © LOT

 

 

Amour Amor d’Isabelle Georges

Théâtre La Bruyère

Du mardi au samedi à 20 h 30

Samedi à 16 h

01 48 74 76 99

21/04/2016

2016, l’Odyssée du portable

 

 

 

Le portable rend bien des services, mais il a envahi nos vies, et modifié nos comportements.théâtre,science,théâtre de la reine blanche,j. -l. bauer,antoine campo,elisabeth bouchaud


En 2016, rares sont ceux qui ne jouent pas avec leur téléphone dans le métro, leur voiture, et même, en douce, pendant les conférences et les spectacles. « Éteignez vos portables ! » a été l’injonction des directeurs de salle, avant de devenir l’intitulé de la rubrique théâtrale[1] d’un célèbre confrère.

Jean-Louis Bauer, avec sa nouvelle pièce La Chair et l’Algorithme élargit le domaine de La Voix humaine de Cocteau. Il montre comment l’accélération des techniques capables de reproduire la voix humaine, de diriger des activités, isole l’humain dans un univers de cauchemar et détruit la conscience. Plus de chair, que des algorithmes ! 

Jeanne (Elisabeth Bouchaud) en fait la triste expérience. théâtre,science,théâtre de la reine blanche,j. -l. bauer,antoine campo,elisabeth bouchaudElle est journaliste et le portable est l’instrument privilégié de sa vie sociale et sentimentale. Elle gagne en rapidité, mais, peu à peu l’invention de nouvelles applications, grignote la réalité, dévore tous rapports, saccage les destinées.

Dans 2001, l’Odyssée de l’espace, (1968, Stanley Kubrick) Hal, l’ordinateur fou est désactivé, dans La Chair et l’Algorithme, l’odyssée du portable est terrorisante. Plus rien ne le contrôle, et la pauvre Jeanne perd ses amours et sa vie. Son double (Marie Chaufour) imprimé en 3 D pense et vit à sa place.théâtre,science,théâtre de la reine blanche,j. -l. bauer,antoine campo,elisabeth bouchaud

Antoine Campo qui signe ici la mise en scène, la scénographie et les costumes, réalise, avec les lumières de Paul Hourlier, l’équipe vidéo d’Aline Romat et Matthieu Desport un spectacle inquiétant où la vision d’un futur proche sonne comme une alarme. C’est beau et effrayant à la fois.

De quoi vous donner à voir, entendre et réfléchir, humains de peu de raison…

 

 

 

 

 

La Chair et l’Algorithme de Jean-Louis Bauer

Mise en scène, scénographie et costumes d’Antoine Campo

Théâtre de la Reine Blanche

19 avril -16 juin à 21 h les mardi, jeudi, samedi.

01 40 05 06 96

 

 

[1] - Jean-Pierre Leonardini dans L’Humanité.