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31/03/2018

Y a-t-il un traducteur compétent ?

 

 

En considérant les affiches de cinéma je me dis que l’industrie cinématographiques doit manquer de traducteurs. Car, au moment où certains clament qu’il faut défendre la langue française, comment expliquer le nombre de titres qu’on nous propose en anglais ?

Et même quand des traductions ont été proposées, elles n’apparaissent… qu’en sous-titres !

Ainsi de 3 Billboards, traduit par Les Panneaux de la vengeance mais annoncés en anglais, ainsi de The Captain film allemand (Tiens, au fait quel titre avait-il dans cette langue ?) traduit par L’Usurpateur mais communiqué en anglais !

Pas assez accrocheurs sans doute !

Du temps où je préparais « Propédeutique », (Eh ! oui, je suis de ce vieux temps) on exigeait une traduction totale de nos versions. « Cherchez l’équivalent sur le verbe, sur l’adjectif, mais traduisez ! » Telle était la consigne…

N’y aurait-il plus de traducteurs ? Ou plus de budget pour payer des traducteurs compétents ? Ou pense-t-on que tout le monde parle « the fluent english » ?

Ne me dites surtout pas que les Français les comprennent ou qu'ils sont des champions en anglais, ça se saurait. Et que les titres suivants leur sont clairs.

Gardons Lady Bird puisque c’est le pseudonyme que se choisit une adolescente pour contrarier sa mère, mais que dire de : Phantom Thread, Ready Player One, Pacific Rim Uprising, Tomb Raider, Black Panther, Ghostland, Mektoub my love, Call me by your name,Blue, The Rider, The Foreigner, The Disaster Artist, Kings, et de tous ceux qui sortiront bientôt ?

Auriez-vous des idées ? 

 

 

 

 

14:18 Écrit par Dadumas dans Blog, culture, Film, langue | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer

24/12/2017

Rachmanimation

 

 

Le théâtre de Poche-Montparnasse accueille un nouveau concept : le Rachmanimation.Théâtre, théâtre de poche-montparnasse, musique, cinéma d'animation, jeune public

Ne cherchez pas le mot dans un dictionnaire ! C’est un de ces mots-valises que les enfants adorent et que les parents dégustent !

Si vous reconnaissez tout de suite « animation », vous avez gagné la moitié du programme. Il vous reste « Rachmani ».

- Non ce n’est pas Persan !

- Rachmaninov ! me souffle ma petite-fille qui fait du piano.

- Bravo c’est lui !

Et en effet, pendant que défilent sur l’écran les petites merveilles du cinéma russe d’animation, - euh ! pardon… cinéma soviétique, car La Patinoire date de 1927, Le Papillon de1972 Le Jeu de 1985, La Maman de 1972 et Attends un peu et autres aventures du loup stupide et du lapin malin de 1973, Vadim Sher est au piano et Dimitri Artemenko au violon. Ils accompagnent les dessins animés sur des thèmes de Rachmaninov, et quelquefois composent aussi…

- Voilà qui n’est pas nouveau dit mon fils qui est cinéphile. C’est le retour du cinéma muet accompagné de musique.

- Pas du tout mon chéri ! Car le pianiste explique, et dialogue avec le public. Et les enfants posent des questions, et les musiciens répondent.

- Eh bien ! ce doit être un joyeux charivari avec tous ces mouflets braillards.

- Pas du tout ! Ils écoutent et découvrent. De quoi les rendre muets d’admiration. Un ciné-concert pour les petits et les grands. De quoi vous recerveler pendant une heure ! Après ? Vous n’avez même plus envie de reprendre vos portables…

 

 

 

Rachmanimation, ciné-concert

Théâtre de Poche-Montparnasse

01 45 44 50 21

www.theatredepoche-montparnasse.com

Du mardi au samedi à 16 h 30

Dimanche à 15 h

Jusqu’au 7 janvier

 

20/06/2017

Le cœur de Simon

 

 

Tous les amateurs de théâtre, tous les « fous de Tchekhov » connaissent ces répliques de Platonov:

          Voïnitzev  : « Qu’allons nous faire Nicolaï ? »

          Triletzski : « Enterrer les morts et réparer les vivants. »

Yasmina Reza, dans Conversations après un enterrement, restaurait matériellement ceux qui restaient. Maylis de Kerangal par son roman Réparer les vivants ouvrait une dimension philosophique, psychologique et sociologique jamais encore abordée, sauf, peut-être, esquissée, au cinéma par Pedro Almodovar et Denys Arcand.

théâtre,théâtre de la villeabbesses,littérature,maylis de kerangal,sylvain mauriceSylvain Maurice adapte ce roman pour la scène, et choisit un seul comédien, Vincent Dissez, pour raconter l’histoire du « cœur de Simon Limbres », un jeune homme de 19 ans, en état de « mort cérébrale ». Le narrateur est au centre de la scène, et, sur un tapis roulant, toujours en mouvement, marque l’inexorable avancée du temps, la lutte contre la montre.

La journée fatale commence à 5 heures 50, au réveil de Simon, et s’achève le lendemain matin, à 5 h 49 quand le cœur de Simon reprend ses battements dans le corps de Claire. Entre temps, le Docteur Révol, né en 1959, « l’année où on a redéfini la mort », aura constaté « les lésions irréversibles », et en aura informé Marianne et Sean, les parents dévastés. Thomas Rémige, l’infirmier coordinateur, ornithologue passionné, aura convaincu les parents d’autoriser la migration des organes. Marthe, la doctoresse de Saint-Denis aura mis les équipes médicales en relation, pour qu’enfin, à l’aube du deuxième jour, Virgilio, guidé par le professeur Harfang, assisté de la jeune interne Alice, réussissent la greffe qui va permettre à Claire de reprendre une vie normale.

Un musicien, Joachim Latarjet, l’accompagne liant les passages, soulignant les tempos, diversifiant les rythmes, les émotions, les voix.

Et c’est sublime…

Nous avions bien sûr, lu le roman. Mais, captivé par l’action, subjugué par l’émotion, en avions-nous goûté toute la beauté de l’écriture ? La langue est précise, la métaphore subtile, la description explicite. Jamais le mot « dépouille » n’avait résonné ainsi…

Le récit devient fleuve impétueux, vibrant, et donne à tous l’espoir de l’immortalité.

 

 

 

Photo © E. Carecchio

 

Réparer les vivants d’après le roman de Maylis de Kerangal

Version scénique et mise en scène de Sylvain Maurice

Jusqu’au 24 juin

Théâtre de la Ville au théâtre des Abbesses

01 42 74 22 77