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07/07/2010

La mort est venue

  

Laurent Terzieff aimait les poètes et il se plaisait à réciter celui de Pavese qui commence ainsi :« la mort viendra et elle aura  ton visage ». La mort est venue. Et nos visages ont eu les yeux pleins de larmes. Et ces mots et sa voix nous ont accueilli dans l’église Saint-Germain-des-Prés » pour un dernier salut avant qu’il ne rejoigne sa « demeure d’éternité ».

Laurent Terzieff vivait comme un ascète profondément mystique, détaché des biens de ce monde, et brûlant pour le théâtre d’une foi inextinguible. Loin du tumulte, du snobisme, du clinquant, il avait su tenir cette haute rigueur morale dont notre siècle oublie jusqu’à la moindre trace. Avec Pascale de Boysson, sa compagne, il avait révélé des auteurs dramatiques étrangers : Saunders, Schisgal, Albee, Mrozeck, soutenu de jeunes auteurs français comme Jean-Louis Bauer.

Nous étions nombreux à l’aimer et s’il était exigeant pour lui, il demeurait infiniment indulgent pour les autres. Ainsi en est-il des saints.

 

 

 

 

 

29/06/2010

A lire (8)

 

 

Jean Anouilh aurait eu cent ans cette année. Pour commémorer l’auteur qui l’a encouragée à écrire, Anca Visdei publie une biographie : Anouilh, un auteur « inconsolable et gai.

Elle retrace les étapes de la carrière du grand auteur dramatique, gravit avec lui le chemin de ses succès, explique les raisons des échecs, commente les inimitiés tenaces (et injustes) dont il fut l’objet, corrige un certain nombre de préjugés. Elle entrecroise des témoignages, des critiques, avec des citations de Brel, autre grand pessimiste, pourfendeur d’hypocrisie. Elle recense les interprètes qui l’adulèrent et les critiques qui le haïrent.

Cette saison, on a vu Colombe (Comédie des Champs-Élysées), cet automne, on verra Léocadia (Théâtre 14), à quand un hommage du théâtre non subventionné auquel Jean Anouilh donna la plupart de ses œuvres ?

 

Visdei Anca, Anouilh, un auteur « inconsolable et gai édition les Cygnes, prix : 20 €

29/04/2010

Paris, toujours !

 

 

 

Redingotes rouges et collants noirs, elles ont l’ingénuité et l’insolence des grandes comédiennes. Delphine Haber et Isabelle Siou, venues du théâtre, ont concocté une « balade parisienne » peu ordinaire. Elles aiment Paris et elles aiment ses poètes. Elles ont donc cousu avec une grande intelligence des textes du XXe siècle qui parlent de la capitale.

 Elles annoncent, Apollinaire, Queneau, Franck Venaille, Jacques Roubaud, Gainsbourg, Brassens, et on prend naturellement bien du plaisir à les retrouver. Cependant, l’attrait du spectacle est la découverte des textes nouveaux, et spécialement ceux de Yan Pradeau, musicien et auteur de chansons délicieusement acidulées.

Fines et souples comme des lianes, jumelles en scène, elles chantent et dansent autour d’un de ces bancs publics chantés par Brassens, et sur lequel Benoît Mellal, leur metteur en scène a installé « leur » musicien Yan Pradeau.

Cette heure de cabaret bien tempéré vous donne un spectacle épatant, qui vous met en appétit pour toute la soirée. Vous auriez raison d'y aller très vite.

 

 

Balade parisienne

Cabaret de chansons et de poésies

Théâtre du Ranelagh

01 42 88 64 44

Du mercredi au samedi à 19 h

Samedi à 16 h 30

Dimanche à 15 h