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08/01/2010

Ne déménagez pas !

 

 

Depuis le 15 décembre, plus de chroniques… Non pas que je n’aie rien vu de sublime au Théâtre ! Non, mais, SFR m’a « désactivée » ! J’avais été AOL, puis Neuf, j’étais devenue SFR, par la dictature des regroupements commerciaux, et fidèle, malgré les augmentations de tarifs, j’étais restée.

Parce que depuis des années vous avez le même numéro de téléphone, et que là où vous emménagez on vous le garde, vous pensez que vous allez, le soir même vous rebrancher ! Pas du tout…

D’abord, vous tombez en « pleine période de fêtes », et votre opérateur est surchargé. Il a fait une belle campagne publicitaire, et des promesses aussi fabuleuses que ses prix. Alors, il ne peut pas tout tenir ! Et le 18, vous n’êtes pas encore « réactivée »,  bien que Télécom vous ait rebranché. Le 20, vous ne voyez rien  venir, ni le 22. Pas question de compter l’être le 24, encore moins le ouikende du 25 ! Et celui du 1er est passé que toujours, impossible de souhaiter la bonne année à ses amis !

Quand, jamais personne ne vous donne une réponse cohérente et satisfaisante, ni au bout du numéro « clientèle », ni en agence, vous vous décidez enfin à abandonner…

Et comme vous avez changé d’adresse, vous changez aussi d’opérateur. Mais en attendant, les spectacles que vous auriez pu applaudir avec moi sont passés, et je ne m’en consolerai jamais…

Alors, un conseil : ne déménagez pas ! Car je ne suis pas encore rebranchée, et, le temps d'un ouikende je squatte un internet qui n'est pas le mien...

 

18:03 Écrit par Dadumas dans Blog, humour, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet |  Facebook | |  Imprimer

05/12/2009

Si Montparnasse m’était conté…

 Ils étaient nombreux les artistes qui fréquentaient Montparnasse en ce temps-là. On sortait de la grande boucherie de 14-18, et les héros voulaient croire à la Vie.

« Entre Le Dôme et La Rotonde », il s’en est élaboré des projets, des œuvres, il s’en est passé des rencontres, il en est né des amitiés ! Zadkine y  trouvait « une bonne odeur fermière ». Colette y dansait « sans dessous ». Les « dadas » y jouaient au « cadavre exquis ».

Construit avec des textes de Léon-Paul Fargue, Kiki de Montparnasse, HÚlÞneDelavault-44C.jpg

Picabia, Desnos, Tzara, Vaillant, Benjamin Péret, Antonin Artaud, Colette,

Cocteau, Duchamp, Breton (et j’en oublie !),

le spectacle que propose Vincent Colin

dit la nostalgie d’une communauté d’artistes dont les talents ont éclairé le monde.

Il est ponctué de chansons du répertoire de Fréhel, Georgius, Lucienne Boyer, Marie Dubas.

Et c’est Hélène Delavault qui les incarne.

Quand elle paraît, cheveux roux en couronne, dans sa robe noire au décolleté extravagant (signée Cidalia da Costa), peau laiteuse, et que monte sa voix sensuelle, on imagine que Jane Avril ressuscitée, est descendue de Montmartre à Montparnasse, pour que revivent ces romances où les femmes n’étaient faites que « pour souffrir par les hommes ».

 

trioMontparnasse.jpgUn comédien, Philippe Blancher, casquette de voyou, costume rayé de marlou, lui donne la réplique. 

Un pianiste (Cyrille Lehn qui signe les arrangements) l’accompagne, la soutient et s’amuse à reformer avec elle le duo de Wiener et Doucet. Marie Begel, qui avait déjà travaillé avec Vincent Colin pour Le Complexe de Thénardier et Les Mariés de la Tour Eiffel, a peint une table et un paravent de pittoresques motifs "arts déco". Et c’est épatant !

Cette soirée pleine de charme, paraît trop courte au gré des spectateurs qui resteraient bien volontiers toute la nuit à les entendre conter la légende des Montparnos.

 

 

 Photos : Chantal Depagne

 

 

 

Un soir à Montparnasse ou Au cabaret des années folles

Spectacle musical conçu par Hélène Delavault et Vincent Colin

Mise en scène de Vincent Colin

Théâtre du Lucernaire

Du 2 décembre au 23 janvier

à 20 h

30/11/2009

Un loup apprivoisé

 

 

Elles sont délicieuses ces petites ! Et si l’une est plus blonde que l’autre, l’une plus sage, l’autre plus effrontée, Delphine (Florence Viala) et Marinette (Elsa Lepoivre) sont les plus jolies de monde. Le loup en est tout attendri. Il voudrait bien entrer se chauffer chez elles, et elles aimeraient bien jouer avec lui. Car à deux, les jeux sont beaucoup plus limités qu’à trois. «  À trois, c’est bien mieux/ Beaucoup mieux/ Qu’à deux » chantent-elles. Bien sûr, les parents (Sylvia Bergé et Jérôme Pouly) ont interdit qu’elles sortent ou qu’elles ouvrent la porte à quiconque, et surtout pas au loup qui a la réputation de dévorer les petites filles.

Mais « le souvenir du fruit défendu est ce qu’il y a de plus ancien dans la mémoire de chacun de nous, comme dans celle de l’humanité. »*, et Delphine et Marinette ne résistent pas à la tentation.

Il faut avouer qu’elles étouffent dans leur lit clos, dans leur maison barricadée, dans leur univers fermé. Il faut avouer qu’il est bien sympathique ce loup (Michel Vuillermoz) qui raconte des histoires, et ouvre les fenêtres et les portes. Avec lui, on respire, on bouge, on apprend le monde. Elle l’ont vite apprivoisé, et lui, les a conquises.

Le public aussi est conquis. Il exulte. Les décors rustiques d’Éric Ruf ont la beauté du merveilleux. La musique originale de Vincent Leterme est inspirée. Les couplets additionnels de Lucette-Marie Sagnières s’intègrent parfaitement à l’esprit de Marcel Aymé. Et la collaboration magique de Félicien Juttner chatouille l’imaginaire, tandis que les éclairages d’Arnaud Jung créent une atmosphère mystérieuse et captivante. La mise en scène de Véronique Vella, qui se garde bien « d’adapter » restitue tout le charme des Contes du Chat Perché.

Naturellement, les parents avaient raison. Mais en partie seulement. C’est vrai que le loup n’est pas méchant par destination. Le loup peut jouer à la ronde, à cache-cache, au cheval, mais surtout pas au loup ! Car, alors tous ses mauvais instincts se réveillent, et ses antécédents assassins se raniment. « Loup y es-tu ? » devient une provocation…

N’en est-il pas de même pour les humains ?

Heureusement, tout se termine bien. Morale et sentiments sont saufs. Et, la troupe de la Comédie-Française accomplit une éblouissante prouesse artistique…

 

 

 

 

 

 

* Bergson  Henri, Les Deux Sources de la morale et de la religion

 

 

 

Le Loup de Marcel Aymé in Les Contes du Chat Perché, Gallimard.

Studio de la Comédie-Française

Jusqu’au 17 janvier 2010

rencontre avec le public et l'équipe artistique le 17 décembre après la représentation

 

01 44 58 98 58