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12/05/2012

Femmes au bord du suicide


 Elles sont seules. Plus d’amour, plus de chance, le désespoir les vrille, la mort les tente, apaisante… Dans La Dame de Monte-Carlo et La Voix humaine, Cocteau écrit pour des femmes que tout abandonne. Marc Paquien met en scène leur détresse.

La Dame de Monte-Carlo, souffre de ne plus « être jeune et aimée ». Dévorée d’une seule passion, le jeu, rejetée du casino où on l’accuse de « porter malheur », elle va « piquer une tête dans la mer » pour que « ça cesse ».

Véronique Vella, mince silhouette noire, prête sa voix de mezzo soprano au texte de Cocteau, mis en musique par Francis Poulenc. Au piano, Jorge Giménez, l’accompagne. Tout est dans l’ombre, sauf le visage et les mains de la Dame (lumières de Claire Risterucci). Cet effet de camera obscura favorise l’intériorisation et le spectateur partage son drame

La Voix humaine est celle d’une amante délaissée, qui n’est plus reliée son amant que par le téléphone. Moyen capricieux, car nous sommes en 1927, et la « demoiselle du téléphone » peut à tout moment « couper » la conversation.

Effondrée sur un lit défait, drapée dans un déshabillé froissé qui atteste qu’elle ne sort plus, Martine Chevalier, les yeux égarés, supplie pour rester en ligne, garder le dernier contact avec celui, qui pendant « cinq ans » fut « le seul air respirable » qui lui permit de vivre. Bribe par bribe, on apprend la cause de la rupture : « le chéri » se marie et renonce à la vieille maîtresse. Elle s’accroche, et a tenté, déjà, de se suicider.

Elle voudrait faire croire à son indifférence. Elle est seule et peut mentir avec courage, mais elle s’effondre vite. Le spectateur est témoin de sa douleur, et des faux-semblants qu’elle s’impose, des vérités qu’elle découvre, des épreuves qui la crucifient, de l’insupportable attente qu’elle endure.

Dans la mise en scène de Marc Paquien, le sol luit comme un miroir, et au premier plan, la carafe d’alcool, le verre, les cachets préparent sur un plateau la funeste conclusion. Beauté et fascination de la délivrance…

Jean Cocteau dans ces monologues a su peindre admirablement ces femmes brisées, désespérées, en pleine déréliction auxquelles tous les êtres humains trahis peuvent s’identifier.

 

 

 

Mise en scène de Marc Paquien

La Dame de Monte-Carlo

La Voix humaine

Studio-théâtre de la Comédie-Française

du mercredi au dimanche à 18 h 30

01 44 58 98 58

 

12/01/2012

Hugo et Sand

 

 

6e Festival Victor Hugo et Égaux

VICTOR HUGO et GEORGE SAND

 

Le 6e Festival Victor Hugo et Égaux sera, en février 2012, un festival Victor Hugo et George Sand.

On pourra y voir les formes différentes sous lesquelles leurs œuvres, leur action, leur vie ont été et continuent d'être présentées :

- sur les scènes des théâtres et des opéras (ErnaniRigoletto) ; et des pièces de théâtre – la magnifique réalisation des Burgraves par Maurice Cazeneuve ;

- sur les écrans de cinéma et de télévision, avec des adaptations des romans de Hugo – Les MisérablesL’Homme qui Rit – et de George Sand – La Mare au diableMaupratLa Ville noireLes Beaux Messieurs de Bois-Doré - 

- des évocations biographiques : Lélia ou la vie de George SandLes Enfants du siècle) ;  

 par l’édition (Salon du Livre Victor Hugo à Villequier, rendez-vous maintenant régulier du festival) ;

 par le disque (Hugo chanté, Correspondance de Hugo et Sand) ;

 par des conférences (sur les rapports de Hugo et de Sand avec le féminisme ;

- avec la musique ; sur la critique de la justice dans Les Misérables, exposée par Robert Badinter ;  sur les engagements et combats de Hugo) ;

- par des promenades littéraires dans Paris sur les pas de George Sand;  

- par des créations d’œuvres nouvelles, musicales et théâtrales

  Histoire de Gavroche, avec une musique de Fernando Albinarrate ;  

  Victor Hugo et George Sand / Et s’ils s’étaient rencontrés ?, pièce de Danièle Gasiglia.

La plupart de ces manifestations seront suivies de débats. Certaines se dérouleront dans des lieux en rapport avec la vie ou l’œuvre de Victor Hugo : son appartement de la place des Vosges ; Créteil, qui lui inspira un poème de Chansons des rues et des bois ; Villequier, maison des Vacquerie où vécut sa fille, Léopoldine, jeune mariée ; Besançon, sa ville natale. L’avant-programme détaillé du festival est consultable sur http : //www.festival-victorhugo-egaux.fr

07/01/2012

Exposition : Sorcières...


 

 

L’Église médiévale se méfiait de la Femme. Elle donnait la vie, elle nourrissait, elle soignait,  et quelquefois, elle guérissait les malades avec sa connaissance des plantes. Elle était donc suspecte, et on disait qu’elle s’était donnée au diable. On la croyait "sorcière".

Jules Michelet dans La Sorcière dresse un était terrible des procès de l’Inquisition. Et même si les bûchers furent moins nombreux qu’il l’affirme, les jugements sommaires, la liste des tortures subies, les supplices endurés durent réels et injustes.

Le Musée de la poste dans une exposition très documentée montre que les superstitions, les croyances au Diable, aux démons, aux pouvoirs magiques, traversent l’Histoire et courent dans tous les pays. 

Depuis les amulettes antiques, jusqu’aux philtres d’amour, l’Homme a souvent  été tenté  par la possession de pouvoirs surnaturels.  La « sorcellerie » profita aux fanatiques  qui confisquaient les biens des victimes et terrorisaient les peuples.

Et comme toujours quelques petits malins profitèrent de la crédulité des ignorants…

Mais le mythe donna aussi naissance à des oeuvres littéraires, musicales, cinématographiques. Et l'exposition ne les néglige pas. Allez-y, vous n'éviterez pas de tomber sous le charme...

 

 

 

Sorcières, mythes et réalités

jusqu’au 31 mars 2012,

musée de la Poste,

34, bd de Vaugirard, Paris.

01 42 79 24 24.