Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/01/2012

Bonne année

Eh ! oui, c'est la tradition. Bonnes résolutions, promesses, souhaits...

En janvier tous les espoirs sont permis. 

Mais les vraies décisions ne dépendent que de vous. 

Alors ?

Je vous souhaite de vouloir. Ce n'est pas le plus facile.

Mais ne sommes-nous pas "des hommes (et des femmes) de bonne volonté" ?

Heureuse année 2012.

29/09/2011

Anniversaire

 

 

 

Mardi soir, on fêtait à Malakoff, les quarante ans du théâtre 71.

Oui, le théâtre qui a transformé la Place du 11 novembre, a été créé en 1971, et ainsi dénommé parce qu’on célébrait, à l’époque, le centenaire de la Commune de Paris (18 mars-28mai 1871).

En ce temps-là on ne lésinait pas sur la culture. Et la municipalité a continué, et continue malgré la crise, de soutenir tout ce qui peut enrichir l’esprit et les relations humaines. Le sénateur Jack Ralite donna à son historique des accents d’épopée.

Grand moment d’émotion où l’on retrouva les témoins et ceux qui par leur action, leur ténacité donnèrent une âme à ce lieu. Le nouveau, Pierre-François Roussillon, recevait aussi l’ancien directeur Pierre Ascaride, et sans nostalgie, on fit des projets pour l’avenir.

 

Après les discours, ce fut « place au Théâtre » évidemment, avec L’Augmentation de Georges Pérec. Dans ce parcours du combattant que constitue une demande d’augmentation, deux comédiens éblouissants, dirigés par Anne-Laure Liégeois. Ce petit chef d’œuvre d’ironie, analyse sociologique pimentée de burlesque vient à point dans notre paysage « récessionnaire »…

La pièce est programmée au Rond-Point. Ne la laissez surtout pas passer. Vous saurez tout ce qui vous attend si vous osez vous plaindre de vos bas salaires, et de votre faible pouvoir d’achat.

Dur, dur d’être prolo !

 

19/09/2011

Eh bien chantez, maintenant !

 

 

 

Du temps de l’O. R. T. F., il n’y avait pas de censure, juste des « conseils ». Au nom des bonnes mœurs et pour protéger la morale des familles, un « comité d’écoute », classait les chansons dans des catégories précises : « pas avant vingt-deux heures », car les enfants se couchaient tôt. Puis venait le « pas avant minuit », plus restrictif, et enfin, le « interdit de diffusion » qui condamnait la chanson à mort.

Ce sont quelques-unes de ces « chansons déconseillées » que les comédiens français, sous la direction de Philippe Meyer, donnent au studio de la Comédie-Française. Ils avaient déjà, la saison dernière, révélé quelques chansons coquines. Depuis le 15 septembre, ils mettent en scène des chansons que le grand public connaissait peu ou pas du tout.

Sylvia Bergé, Cécile Brune, Françoise Gillard, Serge Bagdassarian, Benjamin Jungers, Stéphane Varupenne, Félicien Juttner, et Guillaume Mika, accompagnés de trois musiciens, (Jean-Claude Laudat à l’accordéon, et en alternance, au piano, Pascal Sangla, ou Osvaldo Caló, Anne Causse, au violoncelle, ou Frédéric Dessus, au violon), interprètent des chansons qu’on avait mises au placard. Elles dérangent, mais il est temps de leur dire : « Eh bien, chantez maintenant ! »

Les auteurs ? Béranger bien sûr, et Hugo, car le XIXe siècle n’admettait guère qu’on critique les « gens en place », ou « le bourgeois ». Plus près de nous, Prévert, Mac Orlan, Ferré, Brassens, Darnal, Debord, et la version que Rosa Holt, poétesse antinazi écrivit en 1935 transformant la romance du XVIIe, qui chantait « L’amour m’y contera » de Giroflé, Girofla en chanson antimilitariste.

Il en est des tragiques comme Jean Misère  que Pottier écrivit pour rendre hommage aux Communards, il en est de caustiques, inénarrables comme Le Général à vendre de Francis Blanche ou La Tyrolienne haineuse de Pierre Dac.

Les comédiens français en font de véritables petites comédies (musicales, bien entendu !), et rendent justice à leurs auteurs. On sait quel impact sur l’opinion, produisirent celles qui bravèrent la censure, comme Le Déserteur, ou Le Soudard. Et ce rôle de la chanson Philippe Meyer le défend régulièrement dans ses chroniques.

Les chansons sont utiles, elles propagent des idées. Courez vite au Studio pour retrouver cette heure de liberté, et n’oubliez jamais ce qu’écrivait Roda-Gil, né dans un camp où on avait incarcéré les républicains espagnols : « À quoi sert une chanson si elle est désarmée ? ».

 

 

 

Chansons déconseillées dirigées par Philippe Meyer

Studio de la Comédie Française à 18 h 30

Jusqu’au 30 octobre

www.comedie-francaise

01 44 58 98 58