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11/12/2012

Jacques LEGRÉ

 

 

Jacques Legré vient de nous quitter.

Je l’avais rencontré en octobre dernier au vernissage de l’exposition dédiée au Théâtre de la Huchette. C’était à la mairie du Ve. Toujours souriant, affable, passionné, jusqu’au bout il s’est consacré à son cher Théâtre de La Huchette, dont il a assuré les fonctions de directeur de 1975 à 1980 avant d’en être le directeur en titre (1981-2003) puis d’en devenir le  Directeur Honoraire (depuis 2004).

théâtre,théâtre de la huchetteÉlève de Julien Bertheau, Jacques Legré était comédien depuis 1961, et il a joué plus de 4 500 représentations de La Cantatrice Chauve de Ionesco en France et à l’Etranger. Il a joué sous la direction de Julien Bertheau, Nicolas Bataille, Marcel Cuvelier, Claire Duhamel, Jacques Sereys, Henri Ronse, Jean Gillibert, Alain Scoff…

Il  a été l’assistant de Nicolas Bataille lors de la mise en scène d’une vingtaine de spectacles (1961-1967). Il devient ensuite l’assistant de Peter Ustinov (1968) pour la mise en scène de Le Soldat Inconnu et sa femme (Lyon, Th. des Célestins et Paris, Th. des Ambassadeurs). Puis il a mis en scène d’Oscar Wilde, Jeannine Worms, Pierre Gripari, Jean Cocteau,  Marie-Claude Grail, Augusto Lunel, Gérard Bonal, Eugène Ionesco, Jean-Claude Sergent, Jean-Paul Daumas…

Administrateur de la COPAT (Coopérative de production audiovisuelle théâtrale), il en fut le  Président Directeur Général de 1997 à 2008, avant d’en être nommé Président-Fondateur en 2008.

Jacques Legré était Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il avait reçu en 2003 la Médaille Beaumarchais.

Il accueillait avec joie les jeunes auteurs dans son théâtre. Jamais découragé, toujours confiant, il trouvait toujours une bonne raison de croire en l’avenir.

Et il nous proposait d’y croire avec lui.  Qui, aujourd'hui, aura cet optimisme ?


 

24/11/2012

Nouvelles livraisons

 

 

Je reçois les deux dernières livraisons de Fréquence Théâtre. Si vous êtes amateurs et cherchez des textes à jouer, en voici :

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En vers et contre tous* suivi de Sugar Town** de Amine Kaci

« En vers », pas toujours réguliers, mais souvent percutants, vous avez le texte, et « contre tous » les autres personnages, un bien étrange peintre, Cyrus, qui peint les âmes !

Oui, vous avez bien lu : « les âmes ». Au cours d’un dîner mondain, la mort subite de Me Mougeot, maître des lieux, conduit Cyrus à mener une curieuse enquête.

Enquête également dans Sugar Town, construit comme un face à face terrible entre un amant dépité et un mari cocu et haineux.

Amine Kaci est un auteur singulier, dont l’univers rappelle celui de Pinter. Il « multiplie les fausses pistes » et « mélange les genres ».

 

* Pièce créée en 2006, au Petit Gymnase à Paris.

** Pièce créée en 2011 au Théâtre Brady à Paris

 

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Au plus simple suivi de L’Appel de Frédéric Tokarz

Les deux pièces Au plus simple et L’Appel s’inscrivent dans notre société en crise.

Les personnages de Au plus simple* se débattent entre peur de perdre leur emploi, crédits immobiliers, et désamour. Ils essaient de bluffer, mais s’empêtrent dans leurs mensonges. Ils n’évitent pas les échecs, mais conservent leur sens de l’humour.  

L’Appel évoque le monde judiciaire, le harcèlement d’un patron, la soumission des femmes mais également leur solidarité.

Frédéric Tokarz est comédien et écrit de beaux rôles pour les comédiennes.

 

 

* Actuellement au Ciné 13 à Paris depuis le 7 novembre 2012

 

 

 

 

Fréquence Théâtre  N° 50 et 51, prix : 12, 50 €

17/11/2012

Tout est bon dans le cochon

 

 

« Qui craint le grand méchant loup ? C’est p’t’êt’ vous, c’est pas nous ! » Vous vous rappelez ce refrain de votre enfance ? Alors vous allez vous réjouir de l’arrivée des Trois Petits Cochons sur la scène du Studio de la Comédie-Française.

Bruno Bettelheim nous a appris que les contes sont nécessaires aux enfants, ils leur apprennent à vaincre leurs angoisses en leur montrant les efforts à faire pour raisonner, acquérir leur maturité, leur indépendance.


Thomas Quillardet qui a beaucoup lu les contes traditionnels a trouvé trace des trois petits cochons dans les récits de Pologne, d’Allemagne, de France, de Lorraine, de Bretagne. Ils racontent la dure initiation des enfants aux pièges de l’abandon, de la séduction, de la violence, de la peur. « Toutes les versions commencent par la même scène, une mère (…) chasse ses enfants ».théâtre,studio de la comédie-française,thomas guillardet,serge bagdassarian,bakary sangaré

Ici, la mère (Bakary Sangaré) se sacrifie pour leur éviter « le couteau du charcutier » (Serge Bagdassarian), lequel proclame - en chantant - que « tout est bon dans le cochon ». Les trois petits (Marion Malenfant, Stéphane Varupenne, Julie Sicard), plus enfants que gorets, s’enfuient.

Le décor (scénographie de Dominique Schmitt) se modifie à vue, les lumières d’Eric Dumas transforment les espaces, les suggèrent dans des séries de « flashes » amusants.

Je ne vous raconte pas l’errance des trois enfants, ni les épisodes des différentes maisons, ni les ruses du loup (Serge Bagdassarian) pour les dévorer. Je vous laisse découvrir la belle invention poétique du texte qui permet aux enfants de ne pas se sentir tout à fait seuls, de ne jamais désespérer de la vie quelles que soient les circonstances.

Allez-y vite, n’attendez pas les vacances de Noël pour emmener non seulement vos enfants (ou vos petits-enfants), ils n'auront même pas peur ! Mais aussi, les parents, les grands-parents, et même les ados réticents, qui retrouveront avec émotion leurs rêves d'enfance. Ils seront tous… enchantés.

Il a raison le charcutier : « tout est bon, dans le cochon » !

 

 

 

 Les Trois Petits Cochons

adaptation de Marcio Abreu et Thomas Quillardet

Jusqu’au 30 décembre

Studio de la Comédie-Française

www.comedie-francaise.fr