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09/02/2013

Je crois me souvenir

 

 

Pépinière-Opéra, François MorelFrançois Morel a carte blanche. La saison passée nous vous avions dit notre enthousiasme pour Instants critiques, créé au Théâtre 71, à Malakoff. Si vous n’aviez pas osé divaguer dans la banlieue rouge, vous allez être servi dans Paris, puisque la pièce est reprise à la Pépinière Opéra.

Vous pourrez y passer une soirée complète, puisque avant Instants critiques (à 21 h), vous pourrez y découvrir Hyacinthe et Rose à 19 h.

François Morel, auteur du récit, fait revivre les grands-parents de naguère à travers les souvenirs d’un petit Parisien  qui allait se refaire une santé à la campagne pendant les vacances. Hyacinthe, le grand-père lit L’Humanité et bouffe du curé. Rose, la grand-mère ne manque jamais la messe et offre ses belles fleurs au curé. « ils ne s’entendaient sur rien », et pourtant « ils avaient dû s’aimer » puisqu’ils avaient douze enfants et neuf petits-enfants. Ils communiaient dans « l’amour des fleurs ».

Et de printemps en étés, le petit garçon les observe, et se souvient.

Un musicien, Antoine Sahler, donne la réplique à François Morel, Pépinière-Opéra, François Morelet quelquefois le dialogue touche à nos propres souvenirs : le nylon, l’Estafette, le chien, la chatte, les tulipes, les marguerites et toutes les fleurs dont  nous ne connaissions pas les noms latins.

C’est tendre, grave et joyeux. La scénographie d’Edouard Laug simplifie le décor, les lumières d’Alain Paradis restituent la clarté des jours heureux. Tout commence par la chanson de Francis Lemarque : « Qui peut dire où vont les fleurs du temps qui passe ?  »

Et, avec l’émotion , un vers d’Aragon trotte dans ma mémoire : « Je crois me souvenir lorsque je sens les roses »… celles du jardin de Puisaye où ma grand-mère les cultivait.

 

 

 

 

Photo © Manuelle Toussaint

 

Pépinière-Opéra

Jusqu’au 2 mars à 19 h

01 42 61 44 16

17/11/2012

Tout est bon dans le cochon

 

 

« Qui craint le grand méchant loup ? C’est p’t’êt’ vous, c’est pas nous ! » Vous vous rappelez ce refrain de votre enfance ? Alors vous allez vous réjouir de l’arrivée des Trois Petits Cochons sur la scène du Studio de la Comédie-Française.

Bruno Bettelheim nous a appris que les contes sont nécessaires aux enfants, ils leur apprennent à vaincre leurs angoisses en leur montrant les efforts à faire pour raisonner, acquérir leur maturité, leur indépendance.


Thomas Quillardet qui a beaucoup lu les contes traditionnels a trouvé trace des trois petits cochons dans les récits de Pologne, d’Allemagne, de France, de Lorraine, de Bretagne. Ils racontent la dure initiation des enfants aux pièges de l’abandon, de la séduction, de la violence, de la peur. « Toutes les versions commencent par la même scène, une mère (…) chasse ses enfants ».théâtre,studio de la comédie-française,thomas guillardet,serge bagdassarian,bakary sangaré

Ici, la mère (Bakary Sangaré) se sacrifie pour leur éviter « le couteau du charcutier » (Serge Bagdassarian), lequel proclame - en chantant - que « tout est bon dans le cochon ». Les trois petits (Marion Malenfant, Stéphane Varupenne, Julie Sicard), plus enfants que gorets, s’enfuient.

Le décor (scénographie de Dominique Schmitt) se modifie à vue, les lumières d’Eric Dumas transforment les espaces, les suggèrent dans des séries de « flashes » amusants.

Je ne vous raconte pas l’errance des trois enfants, ni les épisodes des différentes maisons, ni les ruses du loup (Serge Bagdassarian) pour les dévorer. Je vous laisse découvrir la belle invention poétique du texte qui permet aux enfants de ne pas se sentir tout à fait seuls, de ne jamais désespérer de la vie quelles que soient les circonstances.

Allez-y vite, n’attendez pas les vacances de Noël pour emmener non seulement vos enfants (ou vos petits-enfants), ils n'auront même pas peur ! Mais aussi, les parents, les grands-parents, et même les ados réticents, qui retrouveront avec émotion leurs rêves d'enfance. Ils seront tous… enchantés.

Il a raison le charcutier : « tout est bon, dans le cochon » !

 

 

 

 Les Trois Petits Cochons

adaptation de Marcio Abreu et Thomas Quillardet

Jusqu’au 30 décembre

Studio de la Comédie-Française

www.comedie-francaise.fr

 

 

14/11/2012

Broadway en chanté (suite mais sûrement pas fin)



Très bonne nouvelle : le spectacle Broadway en chanté avec Isabelle Georges qui triomphe en ce moment au théâtre Déjazet (dernière le 15 novembre) va revenir au Théâtre La Bruyère du 30 novembre 2012 au 12 janvier 2013 et sera donc à l’affiche du théâtre pour les FÊTES !!!